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Révoltère

Révoltère

Poésies francaises pleines des joies et des tristesses de la vie, voyages et actualités vues d’un cinquième œil.


La mort t’appelle

Publié par Révoltère sur 29 Février 2020, 17:47pm

Catégories : #Tendre insolence

La mort t’appelle

 

Tu l’as voulu et maintenant tu l’as eue

Tu as perdu et c’est clair, t’es foutu

Il ne faut pas jouer avec le feu

lorsqu’on n’a pas les moyens d’éteindre l’incendie

Viens surtout pas te plaindre

Oh, ça non, pas question !

C’est pas la peine de venir geindre

Tu me prends pour un con ?

La vie n’est pas un jeu

Mais tu as choisi de jouer la partie

C’est ton problème, pas le mien

Et ne me traite surtout pas d’égoïste,

Je pourrais m’énerver pour de bon

Parce que dans tout ceci, je n’y suis pour rien

Moi, je ne suis qu’un réaliste:

Chacun son destin, chacun ses dilemmes

 

Ton bateau a sombré au fond de l’océan,

Est parti chasser la beauté, rompre le temps

Mais c’est vraiment pas la peine

D’emporter toute la flotte avec toi.

Je t’avais pourtant prévenu

Mais c’est sûr, tu ne m’as pas cru

Tu as joué dans un territoire interdit

C’est c’était à tes risques et périls

C’est un domaine, où souvent on se perd

D’ici à la-bas, c’est sur un fil

 

Elle domicile dans ton sang, vis dans tes veines

Elle te ronge de l’intérieur, tel le ver

Et ce n’est pas un signe sans appel

Ce n’est que la mort qui t’appelle

 

L’émotion, tu aimes ça, hein ?

Et bien là, t’es, bien servi

Tu as été trop loin cette fois-ci,

Ton pied gauche est déjà en enfer

Merde, t’as pas vu le “NO ENTER” ?

Et ce bruit lointain ...

Le cortège se ramène, c’est ta fête

Trop tard pour fuir à présent,

Et puis de jouer les fugitifs

C’est guère honnête, de toute façon t’es fais

 

Il est grand le garçon maintenant, tu répétais

Assume tes conneries imbécile

Pour une fois, je t’en prie

Mais pour qui tu te prends ?

Pour le nouveau Jésus-Christ ?

Tu es peut-être un beau parleur

Mais t’es rien d’autre de plus flatteur

Qu’un double zéro des petits dealers

On est le kaïd du quartier, le Capone du métier

Déploie tes ailes, Batman des mauvais

C’est fini maintenant, cuit, brûlé, carbonisé

Voici la clef, étage septième ciel

La boucle est bouclée, et le virage s’est planté

La chute est rude, mais on s’habitue vite, t’inquiète

Je crois qu’on l’avait déjà programmé. Parfait !

Ne dis pas le contraire, tu le savais

 

Elle domicile dans ton sang, vis dans tes veines

Elle te ronge de l’intérieur, tel le ver

Ce n’est pas un signe sans appel

Ce n’est que la mort qui t’appelle

 

Tu dois te sentir foutu, abattu

Ce doit être terrible ce supplice

Voici ta dernière dose, l’ultime.

Apprécie la à sa juste valeur

C’est la dose du bonheur

Direction gouffre, néant, abîmes

Tu croyais la maîtriser,

Tu t’es fais roulé

Ta revente aux petits consommateurs

Etait une belle prime, de quoi tenir la semaine

Sacrée vente cette saloperie nommé “délices” !

La vie est parfois bien difficile

Et quand le sort s’acharne, on est vite le maudit

Celui à qui rien ne réussit, on doute, on s’affaiblit

T’avais une solution je crois

Moi, je regarde où ça t’as conduit

 

Ouvre les yeux, nom de Dieu !

Oh oui, tout est beaucoup mieux

Au lieu de ne pas avoir beaucoup

Tu n’as plus rien, même plus ta santé

Le retour des morts-vivants est annoncé !

Romero, fais nous un film, ce sont des vrais !

Il est fini le temps de la dépendance

Nouveau défi : être le silence

 

Elle domicile dans ton sang, vis dans tes veines

Elle te ronge de l’intérieur, tel le ver

Ce n’est pas un signe sans appel

Ce n’est que la mort qui t’appelle

 

Ta décomposition touche à sa fin

La procédure se termine, se conclut

Sensiblement ton corps flétri devient parchemin

Cela a toujours été à ton insu

Et voici mes derniers reproches,

Après je te laisse mourir, c’est promis

Si j’avais su, j’aurais pris une corde...

Mais tu m’en aurais à jamais voulu

Bref, bienvenue dans le cycle infernal

T’en as pour quelques heures,

Tu vas souffrir, mais au bout il y a le paradis

Ferme les yeux, stoppe ton coeur

Tes disciples sont en deuil,

Toi, le fournisseur du rêve sans frontière

C’était oublier qu’on existe,

Quand on prenait ta cochonnerie,

Plutôt malhonnête, faible d’esprit, sans caractère

Ah bon, tu crois encore cela normal ?

Non, je t’assure c’est immoral !

Ton état n’est pas une fatalité

Non, vraiment, loin de là

T’étais un faible, est-ce vraiment de ta faute

On ne choisit pas sa force, on la vis

Tu es devenu la victime, et là plus d’excuse

Pas au courant ? Non. Comme le soleil est dans le ciel !

Continue de me prendre pour un con

Dans ton histoire qui c’est moi qui sourit

Les dernières promotions :

Voyage avec Alice au Pays des Merveilles

T’as déjà tes billets, bien grand garçon

Mais si aller la rejoindre engendre tant de misère

C’est bien cher payé pour une extase éphémère

Moi, je préfère rester sur Terre comme l’eau et l’air

Vivre, et rêver chaque nuit me suffit

 

Un lointain bourdonnement parviendra à tes

Oreilles

Ce sera la mort qui s’approche, qui t’

Appelle

Elle viendra pour t’emporter vers un profond

Sommeil

 

                                                                                    Révoltère

 

 

 

 

 

 

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