Travailler
Ce n’est pas forcément que l’on aime
Et c’est souvent plutôt une obligation
Partir travailler et laisser ceux qu’on aime
À nous attendre toute la journée à la maison
Tout cela pour récolter un peu d’argent
Et comme celui-ci ne tombe pas du ciel
Sauf à être né d’une famille de puissants
C’est une nécessité d’écourter son sommeil
Beaucoup comptent les jours dès le lundi
Et dans un compte à rebours ils planifient
Ce qu’ils feront et mangeront le samedi
Chaque semaine devenant une route de défis
J’en connais des agés calculant leurs trimestres
Puisque la liberté se justifie au seuil enfin franchi
Quelle sera belle la retraite et tout son contexte,
Les siestes quotidiennes et les voyages indéfinis
Il existe une classe particulière : les paresseux
Cette catégorie est le cousin humain du coucou
Ils profitent d’un système défaillant et généreux
Et deviennent alcooliques, obèses ou d’esprit mou
D’une manière générale on peut somme toute choisir
Du moins l’industrie et le domaine que l’on préfère
Malheureusement parfois c’est accepter ou se flétrir
Parce qu’il faut suer, mouillons nos peines sans colère
Révoltère
Novembre 2016