Cauchemar à 4 heures
Il ne vient pas toutes les nuits
Et jamais ne s’annonce
Détruire un sommeil établi
Mais tout à coup sombre
Pourquoi cette ultime récidive
Contre le dormeur tranquille
Qui aura droit aux supplices
D’images de voleurs ou torpilles
C’est comme un acharnement,
Une torture spirituelle sporadique
Qui s’attaque même aux enfants
Criant battus d’un monde fantastique
Adultes reconnus secoués de sanglots
N’en sont pourtant pas exemptés
Eux vivent de bizarres scénarios
Que personne ne réussi à expliquer
On le dit mélange d’angoisse,
De souvenirs puissants regrettés,
De craintes que le bonheur se froisse
Et de peurs d’un méchant redouté
Il n’a pas vraiment d’heures précises
Pour sa visite des corps couchés
Cauchemar à quatre heures se frise
Et vient comme un pique nous réveiller
Révoltère
Décembre 2016