Apocalypse
J’ai vu des hommes mourir
J’ai vu des arbres dépérir
J’ai vu des fleurs se flétrir
J’aurais voulu ne pas les voir
J’aurais voulu ne pas y croire
Mais partout je ne voyais que le désespoir
Il était beau
Il était grand
Il y régnait le bonheur
Et la joie de vivre
A présent les sanglots
Et le sang
En sont les acteurs
Moi, je ne fais que survivre
Les grandes inventions sont révolues
Les grandes créations sont interrompues
L’homme s’est construit son univers
Fait de robots et d’ordinateurs
L’homme a inventé la guerre
La guerre a tué son créateur
J’ai entendu des plaintes retentir
J’ai entendu des bombes tout détruire
J’ai entendu le monde s’anéantir
J’aurais voulu ne pas être là
J’aurais voulu être autre part
Mais déjà tout était trop tard
Il était beau
Il était grand
Il y régnait le bonheur
Et la joie de vivre
A présent les sanglots
Et le sang
En sont les acteurs
Moi, je ne fais que survivre
La fraternité n’existe plus
C’est chacun pour soi désormais
La misère est totale et absolue
Il ne règne que ruines et déchets
Ah, autrefois ce fut si bien
Mais, aujourd’hui ce n’est plus rien
J’ai senti un bois calciné
J’ai senti que l’air était polluée
J’ai senti des parfums à la nostalgie du passé
J’aurais voulu pouvoir respirer
J’aurais voulu à nouveau m’oxygéner
Car tout me laissait devenir intoxiqué
Il était beau
Il était grand
Il y régnait le bonheur
Et la joie de vivre
A présent les sanglots
Et le sang
En sont les acteurs
Moi, je ne fais que survivre
Tout est détruit, tout est anéantit
Mon Dieu, en quelle année sommes-nous ?
Je ne reconnais plus mon pays
Où suis-je ? Tout est si flou
Il n’y a plus aucune frontière
Partout les restes sont similaires
J’ai goûté une eau souillée
J’ai goûté une nourriture que j’ai détestée
J’ai goûtée à la vie d’un monde écroulé
J’aurais voulu m’enfuir
Mais ici on ne pouvait que mourir
Il était beau
Il était grand
Il y régnait le bonheur
Et la joie de vivre
A présent les sanglots
Et le sang
En sont les acteurs
Moi, je ne fais que survivre
Les hommes ont tout construit
Les hommes ont tout inventé
Les hommes ont tout démoli
Les hommes ont tout massacré
C’est idiot, je le sais
Mais rien n’est assez fort pour résister
J’ai touché des cadavres ensanglantés
J’ai touché des malades condamnés
J’ai touché la mort; elle m’a appelé
J’aurais voulu cesser d’exister
J’aurais voulu n’avoir jamais vécu
Mais j’étais fier d’être survivant, de constater
Il était noir
Il était grand
Il y régnait le malheur
Et la décadence
C’est sans espoir
Le mal est persistant
Les conflits sont ravageurs
Moi, j’attends le silence
L’homme avait la puissance
La puissance de tout mépriser
L’homme avait tout pour être heureux
La médecine, la technologie, la science
Les hommes se sont entre-tués
De leur civilisation il ne reste que le sang et le feu
Révoltère