De haine, de violence
Je dédis un peu de mon ennui
À qui voudra bien m’entendre
J̓’ai envie de livrer ma vie
Car j’ai trop à défendre
J’ai beaucoup à dire
J’espère faire mouche
J’ai des lyrics qui piquent
Je suis l̓épine, sans aucun doute
Je dis ce que je pense
Je sais que cela dérange
Mais je ne fermerai pas ma gueule
Avant que cela ne change
La violence me recueille
Je me sens si seul
Oh, douce France
Cher pays de mon enfance
Tu es trop cruel
Tu as chargé ma haine
Dans ton système hypra—inégalitaire
Quelque chose en moi ne croit plus, ta mayonnaise ne prend plus
Il n’y a pas d’avenir,
Rien à espérer
Vivre ou mourir
Fuir ou résister
De haine, de violence
Je suis la victime
D’un Etat qui assassine
Je suis le crime
Mais tout cela est légitime
Mon cher capitalisme
Non, non, non ce n’est pas normal
Non, non, non, c’est immoral
Je paie les pots cassés
J’arrive quand tout va mal
Les erreurs du passé
C’est pile-poil pour ma tronche
La merde, c’est les jeunes qui l̓’épongent
Aujourd̓hui, on règle les factures
De vingt ans de tas d̓ordures
Je suis né dans la mauvaise génération
J̓’ai toujours connu cette situation
Je suis né avec la déception
J’ai vu la crise et son évolution
Maintenant, je suis pessimiste à 100 %
Y̓’a pas de raison que cela change
On n’a pas besoin de chercher les problèmes
Toute notre vie se suffit à être un problème
Putain de système,
Tu as prodigué la haine
Depuis 20 ans, c’est toujours de pire en pire
Personne n’en prend vraiment conscience
Depuis tout ce temps, on a beau dire
Les hommes politiques sont incompétents
Tant que cela ne sera pas plus grave
Cela ne pourra pas aller mieux
C’est dûr comme constat
Mais le futur passera par le feu
Attention, cela va chauffer
Si rien n’est fait, cela pourrait barder
Assez ! Au diable les promesses !
Assez ! Nous en avons assez
Tout cela devra s’arrêter
Il est tout beau le monde
Rien ne va comme il faut
On s’enfonce et puis on sombre
Et l’élite piétine ses racines
On veut tout avoir, même l’impossible
On veut le pouvoir, repousser les limites
À toi la gloire, brave scientifique
Tu ne cherches plus à progresser
À vouloir faciliter ton existence
Tu auras le prix nobel de la violence
Aujourd̓hui l’homme crée
Afin de pouvoir mieux détruire
La science, ou comment le plus anéantir
Je suis certain qu’il y a une fin
Trop, c’est trop, cette fois beaucoup trop
Je vous dédie ces quelques mots
De haine, de violence
Révoltère