Le gris de l’ennui
Le grand bouleau
Assis à ma fenêtre
Regardait
L’air pantois
Quelques corbeaux
En colère
Chanter le mauvais
Refrain à leur Roi
Déshonoré
Du printemps
Qu’ils considèrent
Sans doute blessés
D’arguments
Comme le blasphème
De l’hiver
Face à la cruauté
Du froid
Et du temps
Qui déroge
Toutes les loies
Il pleut sur
Dame Nature
Et Dame Nature
Pleure sur
Son avenir
Et rien ne peut
Encore soutenir
Cette fureur
Eprise de profonds soupirs
Qui s’apeure
De découvrir
Que demain
Est aussi compromis
Mais même si elle craint
Pour son vertueux
Tapis de lin
Elle sait de raison
Que tout a une fin
Et que son malheureux
Oubliera la chanson
Sans doute un malheur
Ne vient-il jamais seul
S’interroge le rêveur
Perdu sur le seuil
De la dimension
Extra-perceptuelle
Qu’il contemple
- l’amateur-
Avec la misérable sensation
D’avoir toucher l’exceptionnel
Mais qu’il ne frôle
Que du reste à l’extrême
Et de façon pitoyable
Pour un être de son espèce.
Car Monsieur
-Notre Hôte-
Nous orage et nous tempête
Illusion ! Illusion !
De tristesse
Il semple pleuvoir
De la tristesse
De ce paysage
Accablé d’un noir
Couleur désespoir
C’est un chariot d’ombres
Qui se déverse,
Un ambiance de tombe
Qui se manifeste
A l’orée de ma vie
Où s’effondre
La lumière de l’envie
Un peu comme si
Ce vent maudit
Qui agite les ténèbres
Puisait mon énergie
A m’en rendre la tête vide
Et le corps semi-inerte
De toute fantaisie
A vouloir évacuer
Cet incurable ennui
Coincé entre mon esprit
Et ce gris spatial
Qui pourtant m’opprime
Et me soumet -victime-
A la mélancolie
D’un jour de pluie
Révoltère