Ma vie, la nuit, mon ennemi
Un bruit étrange parcourt la nuit
Un frottement quasi-continu
Venu de nulle part me poursuit
Un craquement sous mon lit
Et, tel un coup de fusil sans but précis
Succombe au silence et se détruit
Qui se tapit là dans la nuit ?
J’ai peur de l’inconnu
Qui, quelque part me regarde
Me lance un éternel défi
Mais je suis déjà abattu
Avant même le début de la bataille
Et chaque fois se rejoue le scénario
Et chaque soir se dispute le même duo
Le noir engloutit -le traître !- mon univers,
Envahit et reconquit son royaume
Et dans sa requête -le fier !- tapisse l’atmosphère
D’une symphonie oppressante et glauque
Qui est le cavalier de cette armée ?
Mes nuits sont chevauchées - retire ton délire!-
Je ne veux pas d’ennemi mais : je t’aurai !
Je ne me laisserai pas avoir
Tu me noies -sage imbécile !-
Mais sache que j’ai encore de l’espoir
Douce lumière -je t’ai eu, ah, ah !- apparaît
Mon angoisse est bel et bien morte
Le chariot d’horreur est au midian
Le dormeur a senti le reflet
Du soleil, de la vie, son ami, à sa porte
Et quelque chose s’endort sous son lit en riant
Révoltère