D’un mort à un vivant
Le bonjour d’un endroit étrange
Où la vie s’appelle silence
Je vous envoie ma déchéance
En guise de reconnaissance
Mais assurez-vous avec méfiance
Que toutes mes offrandes
N’abîment votre révérence
Et bien que mes connaissances
Soient bien peu suffisantes
J’espère que par chance
Mes choix illustrent votre référence.
Je n’ai certes pas l’aisance
D’un politique sur la défense
Mais pourriez-vous comprendre
Combien j’admire votre prestance
Votre personne dans son ensemble
Je m’incline par complaisance
Tel un fonctionnaire du dimanche
Tapis dans son hamac sous les branches
Qui renifle avec nonchalance
Un air rempli de parfums d’excellence.
Peut-être vais-je vous surprendre
Par la façon de la présente
Pardon si je vous offense
Mais original est ma préférence.
Je devais ouvrir ma violence
Pour sentir ma voix plus rassurante
Je devais saisir mon innocence
Car me mentir devenait accoutumance
Et peu à peu j’étais en manque
De ne parler qu’à ma conscience.
Je crains autant la démence
Que la foudre, la peste ou le silence
Mais c’est pourtant du silence
Que je vous adresse ce bonjour étrange
Révoltère