L’ombre de juillet
Lorsqu’il fera trop chaud pour se toucher
Nous partirons a la recherche de l’ombre de juillet
Qui, trop peureux de ce bel été
Est partie se cacher tel un garconnet
Nous la trouverons bien accueillante
Face à notre désarroi de fraîcheur invisible
C’est pourquoi ne sois pas trop méchante
S’il faut partager sa courtoisie et mon rire
Je prendrai notre plus joli tapis
La pureté de ton pantaloon blanc
Peut engendrer des orages sans préavis
Alors je serai petit, oui et prévoyant
Ma pauvre fille il y aura des vampires
Mais j’essaierai tant bien que mal
De réveiller ce chasseur ni bon ni pire
Que tu trouves inutile ou peut-être banal
Et puis sans doute nous devrons attendre
Que le monsieur veuille enfin se coucher
Nous aurons tant d’énergie à revendre
Que nous éparpillerons nos savants pensées
Il fera sombre, un peu frais
Mais vient donc me retrouver !
Ce sera notre paradis, notre secret
Mais vient donc à mes côtés !
Révoltère
Avril 2010