La tristesse de janvier
Tout est si calme et ennuyant
Il n’y a plus de cris, plus de chants
Dans la plaine rase, dans le bois dormant
Où sont les rires, ou sont les amants ?
Voici quelques branches qui craquent
Là-bas une feuille qui s’échappe
Des vieux chemins remplis de flaques
Des aïeux sapins secoués de claques
Le ciel gris semble bien le maître
Et ce brouillard....ah ce traître !
Meme la lune tente de disparaître
Il faudra donc tout refaire, tout renaître
Qu’attends-tu toi le noir corbeau ?
Crois-tu être enfin le plus beau ?
Tant d’affamés, de bouvreuils, de moineaux
C’est donc la famine, ce pire de fléau
Le monstrueux froid a tout anéanti
Comme ce tortueux ruisseau, mon bel ami
Le fabuleux roi vert est parti
Vers une terre lointaine ; un autre pays ?
Devons-nous pleurer, nous désoler ?
Absorbés par la tristesse de janvier
Mais les coeurs chaleureux savent résister
Et bientôt, si bientôt ils pourront ricaner
Janvier 2010
Révoltère