Ils
Ils nous parlent de haine
Ils nous parlent de violence
Ils voudraient qu’on les entende
Ils voudraient qu’on les comprenne
Ils sont jeunes et rebelles
Ils sont décidés sans complexe
Je vous parle d’un fléau ancré
Je vous parle d’une société déséquilibrée
Le problème n’est pas nouveau
Et il les touche par millions
Jamais il n’avait atteint ce niveau
Oui, le mal gravit des échelons
Mais alors à qui la faute ?
Certains diront le pognon
D’autres prétexteront la fatalité
Ou encore la cupidité et la fraude
Hélas, l’hémorragie est interne,
A l’intérieur même de la société
Tous les organes sont touchés
Tous, sauf la pensée qui nous gouverne
Ils nous crient toute leur haine
Ils nous crient toute leur violence
Leur désir ? Qu’on les aime
Oui mais cela n’est qu’un rêve
Ils sont forts dans leur tête
Ils sont fiers de leurs idées
Je vous parle d’une génération emportée
Je la proclame génération oubliée
A présent que faire ?
Il est bien temps de réagir
Après tant de déceptions, de misères
Et cette horde de mauvais souvenirs
Le présent est une muraille de pierre
Impossible pour eux à fracasser
L’avenir laisse croire à la lumière
Avec du temps, tout sera mieux
Je voudrais sortir du labyrinthe
Je voudrais échapper au minotaure
Il me poursuit, me veut mort
Mais je cours et ma course est sans fin
Ils nous crachent toute leur haine
Ils nous crachent toute leur violence
Leur salive est celle de la révolte
Mais leur cible ils la cherchent encore
Maître à penser, maître de mes idées
Je sens qu’il faut agir
Que la liberté est à notre portée
Maître à penser, ma raison d’exister
Comment retourner la pyramide ?
Comment inverser les parties ?
Mon Dieu ! Défi fantastique ?
Suicide épique : briser la hiérarchie
Idées abstraites, pas si sûr
Rien de concret dans ce duel démesuré
David et Golliath s’affrontent forcenés
Mais le combat est truqué à coup sûr
Je voudrais changer le lit de la rivière
Je voudrais qu’il soit propre et soigné
Je voudrais voir la pureté transparaître
Dans un eau limpide et illuminée
Ils vivent dans une période malsaine
Ils sont nombreux sans repère
Ils sont les victimes de la misère
Ils sont les misérables d’un monde obscène
Ils sont beaucoup trop nombreux
A survivre dans un monde qui les exclut
Ils sont beaucoup trop teigneux
Pour l’épopée mystique d’un calme disparu
Je vous parle d’une civilisation sur sa fin
Je vous parle d’une cordialité en déclin
Tout se meurt, tout s’assassine
Sur ce caillou noyé d’une barbarie fine
Que la fracture est immense !
Le gouffre paraît infranchissable
D’un côté la désolation
De l’autre....rien vide mystérieux
Que partout demeure l’attente
L’attente, passion insurmontable
Ils nous clament leur rebellion
Mais leur désunion leur sera fatale
Révoltère