N’y pense plus
Le temps n’a pas de valeur
Il vaut ce qu’on veut lui donner
Le temps n’a pas de grandeur
C’est une dimension juchée
Sur la perceptibilité
Si on veut qu’il soit long,
Il sera long d’ennui,
De finesse et de véracité;
Si l’on veut qu’il soit court
Il suffit de ne pas y penser
Cela paraît peut-être incroyable
Mais il semble être en réalité
Un acteur invisible dans une monde infaillible
Il est parfois cruel et injuste
Mais le préposé a aussi des qualités justifiées
Comme celle d’atténuer
Une douleur inextinguible
Cela n’est pas expérimental
Il nous retient, on le manipule
On le subit, il nous tient par la main
Le temps des misères ou le temps des plaisirs
Quel est le plus important ?
Le temps a un côté maléfique
Face A malédiction et damnation
Face B sourire au côté bénéfique
Une minute, une heure, une année
A quoi sert-il de mesurer ?
Selon qu’on les passe à travailler ou à rêver
Ce n’est jamais la même durée
Qui à l’arrivée se manifeste
Certes on a beau dire
Tu as x jours
Ces mêmes x jours occupés à se démener
En paraîtraient le double ou la moitié
Il n’y a pas de référence
Sur quoi baser l’échelle du temps ?
Court ou long où est la différence
La notion a mille version mais pourtant
On continue de l’appliquer à tout bout de champs
Vivement demain ?
Alors n’y pense plus
Révoltère