Nuit d’hiver
Le soleil se retire
Vers un profond sommeil
Et laisse s’épanouir
Un froid martyr
Qu’on aurait dit polaire
Et la nuit jette son mystère,
Ses légendes, ses poètes
Comme à nouveau fière
D’avoir reconquis
Ses espaces interdits
Il n’y a plus d’horizon,
De frontière, de transition
Pour défaire l’angoisse
D’un monde qui s’efface
Et que peu à peu remplacent
Quelques ombres qui le rongent
La vie nocturne
Peut alors commencer
Pour quelques anarchistes de la nature
Libérés du risque
De se voir capturés
Pour avoir jouer les funambules
La lune se met à briller
Comme une nuit banale
Dans une commune nuit hivernale
La lune réoriente son odyssée
Révoltère