Poemes a mourir / EQUINOXE
EQUINOXE :
Le ciel sombre
Des confins de l’automne
Me rappelle où jadis
Je regardait l’air frivole
Les marées de pétrole
Se faire la malle
Des navires de muséum
Ce sont de grandes Femmes
Ce sont de méchantes Flammes
Tristes et noires, ces Dames
Vides et illusoires, sans Ame
En quelques dédales
Sans guide, gouvernail
Elles absorbent
Mates, uniformes
Le papier bleu
Qui recouvre l’infini
Des horizons heureux
Alors j’appuie mes mains
Sur mon coeur
Et j’étouffe mon chagrin, en vain,
Je pleure
Alors je ferme les yeux
Et rêve de couleurs
Honteux et malheureux,
Je meurs
Révoltère
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