Lundi 16 novembre 2009

Madame cartons:

 

 

 

J’ai rencontre ce matin à la grande ourse

Une belle et immense femme, si occupée

Elle semblait dans une étrange course

Dont j’étais hélas, point m’invité

 

 

Il y avait bien du vent dans cette maison

J’ai même cru que c’était un ouragan

Car à découvrir mon monde en explosion

Je fût ravis que ce ne fusse l’œuvre de truands

 

 

J’ai voulu tendre mes deux mains

Mais elle n’en a pas vraiment voulu

Alors je suis reparti l’air de rien

Attraper son dos de mes doigts velus

 

 

Tout était bien organisé, en ordre de bataille

On pouvait y deviner sa profonde expérience

Et dans sa concentration maximale

Elle laissait ma raison en totale confiance

 

 

Alors je l’ai un peu perturbée, c’est bien normal

Non ce n’était pas dans un but malsain

Mais elle s’est fachée, a perdu ses pétales

Il faut dire que je fût aussi même coquin

 

 

N’avez-vous pas vu cette jolie créature ?

Ah, ah tant pis pour vous, je la garde

Je l’ai mise dans un carton, non pas de chaussure

Car elle pourrait s’échapper la petite renarde

 

 

Novembre 2009

Révoltère

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Lundi 16 novembre 2009

Le sous-bois de septembre

 

 

 

Tenons-nous par la main

Et allons voir si le loup n’a plus faim

Comme le prétendent les vieux malins

Qui tendent des pièges vicieux sur nos chemins

 

 

Nous risquerons un petit détour

À la recherche des parfums de l’amour

Toi, tu auras peur comme toujours

Alors je t’attraperai par ton joli nez court

 

 

Courrons sur les sentiers

Qu’on a voulu éviter

Et allons donc verifier

Si le guide s’est trompe

 

 

Certes il fera un peu frais

Mais notre lit sera si coquet

Rien ne sera plus mauvais

Alors nous brȗlerons nos secrets

 

 

Glissons sur l’herbe vieillissante,

Fatiguée en douce pente

Là ou les feuilles déjà tremblantes

S’affole du sous-bois de septembre

 

 

Allons en promenade

Rire de nos enfantillages

Et tuons les idées fades

Car nous n’avons pas d’âge

 

 

 

Révoltère

Novembre 2009

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Lundi 16 novembre 2009

L’essence de mon insouciance

 

 

 

Le ciel ne tombera jamais

Sur ma tête de petit homme

Qui a pourtant bu tant de lait

Mais qui reste dans la norme

 

 

La mort peut bien attendre

Que j’ai fini ma promenade

Car j’ai apprit à me défendre

Et je serai loin de son carnage

 

 

Le gros camion qui me réveille

Peut continuer sa route

Et si parfois les nuits je saigne

Ce n’est qu’un jeu de doutes

 

 

Les sorties sans chemin

M’ont emplit de découvertes

Et dans ces joies de coin

J’y ai détruit ma vie inerte

 

 

Le destin décidera de mon chagrin

Quoi que je fasse, que je puisse

Aurais-je mon coeur et mes mains ?

Je ne veux ni supplice ni indice

 

 

La petite fleur orange s’est arrêté

Un beau jour sur ma vie étrange

Et depuis je ne cesse de l’aimer

Hypnotisé par sa volupté d’ange

 

 

Révoltère

Novembre 2009

 

 

 

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Lundi 2 novembre 2009

Le rouge d’octobre:

 

 

 

Ce fȗt une une belle journée

Nous en avons connu bien d’autres

Car nous étions illuminés

Sans crainte des gilets roses

 

 

Nous sommes partis très matinal

Un peu énervés de la discussion

À trouver la tenue optimale

Pour cette imprévisible saison

 

 

Nos sens pas tout à fait réveillés

Nous avons quitté le nid d’amour

Avec seulement le petit sac préféré,

Remplis des indispensables outils de parcours

 

 

Bien sȗr j’ai prit la caméra

Reposée et gonflée à bloc

Mais amateur sans envergure ce ne fȗt pas

Ces photos dont tu rêves sur ton blog

 

 

Après un delicieux déjeuner

Nous avons tenté l’incroyable

Mais trop paresseux et fatigués

Avons monté la montagne sur son câble

 

 

Il ne faisait pas frais, plutôt doux

Et que tout fȗt Oh combien noble

Alors nous fȗmes un peu fous

À courir dans le rouge d’octobre

 

 

Octobre 2009

Révoltère

 

 

 

 

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Lundi 2 novembre 2009

Le sourire de mai:

 

 

 

Il y a souvent ces moments tristes

Qu’on voudrait ne plus connaître,

Ces morceaux de vie pessimiste

Où même on songerait à disparaître

 

 

Sans doute est-ce bien la déprime

Qui montre les portes et fenêtres

Et plus qu’une fin de victime

C’est un appel à ouvrir ou renaître

 

 

Les plus belles journées sont venteuses

Et les nuits d’insomnie portent conseils

Car les mers chaudes sont dangereuses

Peut-être y a-t-il trop de merveilles ?

 

 

Il y a ces fois ou j’étais si noir

Mais grâce à toi, j’ai relevé la tête

Tombé si bas a court d’espoir

Tu m’as parlé de danses et de fêtes

 

 

Alors dans tes bras je suis tombé

Comme un soldat mutin sans capitaine

Et j’ai retrouvé le sourire de mai

Pour combler mes plaies et mes haines

 

 

Ces vilains messieurs et toutes ces menteuses

Ont fait tant de mal que tout ce qu’ils désiraient

Mais rien ne stoppera la mélodie amoureuse

Que je chante et que bien sȗr tu connais

 

 

Octobre 2009

Révoltère

 

 

 

 

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Vendredi 16 octobre 2009

Le vent d’avril

 

 

 

Me revoilà revenu

Un peu par surprise

Je ne t’ai pas vu

Dès lors je fût triste

 

 

J’ai cherché dans les coins

Et espérer si fort

Que ton coucou si calin

Ferait vibrer mes ressorts

 

 

Alors j’ai fait un petit tour

Et confirmer ma déception

Sur le lit vide et sourd

Ai mis le garde en position

 

 

C’est vrai il faisait si beau

Que finalement j’ai sourit

A te savoir près de l’eau

M’a jalousement piqué l’esprit

 

 

Sans raison d’être d’ici

Donc tel le vent d’avril

Je suis immédiatement reparti

De ce lieu trop tranquille

 

 

Il n’y avait pas de wouf wouf

Il n’y avait pas de chaussures

Il y avait  un chef et ses troupes

Il y avait rien et j’en suis sûr

 

 

Révoltère

Octobre 2009

 

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Dimanche 11 octobre 2009

J’ai retrouvé Attila :

 

 

Il avait disparu depuis 1600 ans

On se ne savait pas ou il s’était caché

Je pense qu’il est revenu discrètement

Et que près de moi il s’est réincarné

 

 

Ainsi le grand magister barbare s’est assagi

Mais à présent il est pourtant très fragile

Lui qui ne craignait personne sauf les esprits

Se blottit souvent dans mon lit si docile

 

 

Il est loin le temps de sa violence inouïe

De ses hordes aux têtes déformées

Moi je le trouve sans doute le plus joli

Sans ses joues de cicatrices de géant mutilé

 

 

Voici un nouveau chef, non celui des steppes

S’en en finit des nomades et des campagnes

Ici est son berceau et son fief, je m’accepte

Comme soldat ou esclave modeste et sans arme

 

 

Excusez-moi Madame, je vous aime

Et si votre terreur a traversé les siècles

Je vous trouve belle, d’un cœur royal et même

Je n’ai pas peur de vos étincelles

 

 

Je crois que vos chevaux sont à la retraite

Et que ne brûleront plus les villes et les traîtres

Il n’y plus de romains, d’Ostrogoth ou d’Alains

Qui empêcheront d’unir nos deux êtres.

 

 

Révoltère

Octobre 2009

 

 

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Dimanche 11 octobre 2009

14h28  -  la sieste

 

 

 

Oh que j’ai eu un drôle de réveil

Ce jour-là, j’étais dans la paresse

Et comme souvent bien pareil

Après manger je faisais ma sieste

 

 

J’étais sur une voie grand express

Qui pourtant était si mauvaise

Au volant de ma belle princesse

Je doublais avec toute mon aise

 

 

Et puis tout d’un coup ça a secoué

J’ai cru qu’un pneu avait explosé

Alors de mon rêve je me suis réveillé

Les mains moîtes et le coeur serré

 

 

Mon lit semblait tel un radeau

Pourtant je n’étais pas bourré

J’avais certes bu de l’erguotuo

Mais j’avais ma sobrieté

 

 

Je suis reste ainsi sans réaction

De toute façon que pouvais-je faire ?

C’est facile de donner des leçons

D’y être il n’a plus de repère

 

 

Je m’en rappelerai toute ma vie

De ce  jour ou le monde est tombé

Ma maison, mon histoire, mes boui boui

Dois-je être heureux ou désolé ?

 

 

 

Révoltère

Octobre 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 4 octobre 2009

60 ans - Défilé

 

 

 

Aujourd’hui voici venu le jour tant attendu

Qui vient conclure toutes ces innombrables réunions,

Ces longs entrainements d’usure, ces débats férus

Entre obligations civiques et disciples de motivation

 

 

Rappelez-vous ce qu’il s’est passé ce jour magique

C’était il y a 60 ans , c’est si loin et si proche

Nous avons réalisé nos rêves socialistes en république

Et depuis il s’en construit et détruit bien des portes

 

 

Alors la grande place s’est habillée de rouge

Pour oublier  que le ciel a été souvent bien gris

On a réjeté le sang et on célèbre le pays qui bouge

Et dont les ambitions ont changé bien des vies

 

 

Les vieux sages se sont alignés le regard impassible

Mais on pouvait sans nuage deviner la fierté profonde

D’avoir été les artisans doués de ce chantier impossible

Ou comment apporter la prospérité à un si grand nombre

 

 

Pour que rien ni personne ne viennent troubler la fête

On a placé bien des hommes et fouiller bien des repaires

Car ils sont nombreux les ennemis et les malhonnêtes

Qui voulaient s’exposer et même se faire reconnaître

 

 

Toutes les chaines de télévision ont fait dans l’identique

Car de par le monde tous regardaient avec patriotisme

C’était beau, c’était impressionnant, c’était magnifique

Bon anniversaire à la Chine et au parti communisme

 

 

 

Révoltère

Octobre 2009

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Vendredi 2 octobre 2009

Tendre promenade:

 

 

 

Demain nous irons au parc si tu le veux

Y sentir les doux parfums des fleurs nouvelles

Et je te chanterai la chanson des gens heureux

Assis sur le banc ou le bonheur nous appelle

 

 

J’espère que le vent ne sera pas trop furieux

Car comme souvent il aime à jouer les agitateurs

Et qu’il nous laissera tout de même un petit peu

Rêver que le ciel s’est habillé en notre faveur

 

 

Bien sûr il y aura des commères et des curieux

Mais n’y prêtes pas la quelconque attention

Ce sont des jaloux aux airs bêtes et malicieux

Qui ne comprennent que la honte et la dérision

 

 

Nous prendrons un de nos favoris jeux

Et peut-être je te laisserai enfin gagner

Afin que ton émotion et tes jolis yeux

Ne soient pas froisés et restent les premiers

 

 

Je suis et serai cet homme bien chanceux

D’avoir ta main pour cette tendre promenade

Alors si je deviens sans forme et silencieux

C’est que mon coeur est allé prendre les nuages

 

 

Demain je serai le djinn, j’écouterai tes voeux

Je ne peux pas garantir de tous les excauser

Mais je ferai de mon mieux et je prirai mon Dieu

Pour que cette journée soit unique et de toute beauté

 

 

 

Révoltère

Mars 2009

 

 

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